Etude de l’impact des formations initiales et continues sur la compétence des maîtres.

mercredi 22 août 2012
par LOUARI Yendifimba Dieudonné
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INTRODUCTION

Le présent rapport donne les résultats d’une étude commanditée par le Syndicat National des Enseignants Africains du Burkina, (SNEA-B) dans le cadre de son programme d’action 2005 pour l’Education Pour Tous (EPT). Cette étude s’est déroulée du 1er Mars au 15 Avril 2005.

Au compte de ses aspects clés, il est évoqué :
-  Son contexte général ;
-  Son contexte spécifique ;
-  Sa préparation ;
-  Son déroulement ;
-  Ses difficultés ;
-  Ses résultats.

I. LE CONTEXTE GENERAL DE L’ETUDE

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action d’Education Pour Tous, (EPT), le Syndicat National des Enseignants Africains du Burkina, (SNEA-B) a requis les services de consultants pour l’appuyer dans l’étude de l’impact des formations initiale et continue sur la compétence des maîtres. Il s’agit, après une large consultation des acteurs de l’éducation et suite à une analyse documentaire de voir dans quelle mesure les formations initiales et continues peuvent donner à l’enseignant toutes les compétences nécessaires pouvant lui permettre d’assurer avec efficacité son rôle d’éducateur.

II. LES CONTEXTES SPECIFIQUE S DE L’ETUDE

De nos jours, les enseignants de primaire sont recrutés au niveau de brevet d’études du premier cycle (BEPC). Ils bénéficient d’une formation initiale dans les écoles de Nationales des Enseignants du Primaire, (ENEP). Concernant la durée de formation, il y a eu deux formules : la formation en deux ans et celle en un an.

Partant de ce constat, cette étude visait à montrer à l’ensemble des acteurs du système éducation que la formation continue peut avoir un impact beaucoup plus important sur la compétence des maîtres et par conséquent sur la qualité de l’éducation si, d’une part, elle est bien organisée et, d’autre part, si elle se fonde sur une bonne formation initiale. C’est dans ce sens que l’étude sur la qualification des maîtres et la qualité de l’enseignement au Burkina Faso oriente la réflexion par sa conclusion combien pertinente : « A force de vouloir faire des économies en serrant le volet qui conditionne la qualité, le pays court le risque d’investir à perte ».

III. PREPARATION ET DEROULEMENT DE L’ETUDE

L’approche retenue a consisté en une réunion de concertation pour mieux saisir les termes de référence de l’étude, le noyau du Groupement Professionnel Burkinabé de Formation et de Conseil en Education (GPFCE) constitué pour sa réalisation a ensuite sollicité une rencontre avec le Secrétaire Général du SNEA-B. Cet entretien leur a permis d’échanger, de clarifier les termes de référence ainsi que les conditions d’exécution de la mission.

L’équipe a ciblé quatre régions pour la cueillette des données. Il s’agit du Centre, de l’Est, des Haut Bassins et du Plateau Central.

IV. CADRE THEORIQUE

1. Problématique

Le Syndicat National des Enseignants Africains du Burkina, (SNEA-B) toute en luttant inlassablement pour les intérêts matériels et moraux de ses militants et militantes, se préoccupe beaucoup de la qualité de l’enseignement au Burkina Faso. C’est pourquoi il a conçu et exécuté un plan d’action d’Education Pour Tous (EPT) dans lequel ses ambitions sont clairement exprimées : « notre pays le Burkina Faso a besoin aujourd’hui d’un enseignement de base de qualité pour tous, c’est-à-dire accessible à tous les enfants ».

Mais alors comment atteindre un tel objectif ?

C’est là le problème central de l’étude qui sus cite d’autres interrogations.

Tout d’abord, la condition « sine quo non » pour que le maître soit capable de dispenser un enseignement de qualité n’est t-elle pas une bonne formation professionnelle (comment alors lui garantir cette bonne formation professionnelle à savoir la formation initiale et la formation continue. Quelle sont les conditions d’une bonne formation initiale ? Comment assurer la formation continue pour quelle soit vraiment un bon relai de la formation initiale ?

2. Hypothèse de l’étude

Nous estimons qu’une analyse documentaire et une large enquete auprès des acteurs du système éducatif nous permettrons de confirmer ou d’infirmer :
-  Qu’une bonne formation professionnelle reste effectivement le gage d’un enseignement de qualité ;
-  Que la formation initiale de deux ans est certainement beaucoup plus efficace que celle d’un an ;
-  Que cette formation initiale bien menée doit être relayée par une formation continue diversifiée et bien organisée.

3. Objectif de l’étude :

-  Rassembler un certains nombre d’informations ;
-  Présenter une analyse pertinente de ces informations sur la qualité de la formation initiale des enseignants
-  Analyser le système de formation continue pratiqué dans les CEB ;
-  Formuler des suggestions et recommandations.

4. Justification de l’étude

Au niveau de notre système éducatif de base, il y a des acteurs qui ont tendance à soutenir fermement la thèse selon laquelle avec une année de formation initiale des enseignants dans les ENEP, on obtient les mêmes résultats qu’avec deux années de formation. Par conséquent, ils optent pour un an de formation d’autant plus que celle-ci revient moins chère à l’Etat. L’étude vise à montrer objectivement qu’elle est la formule la plus efficace.

V. PRESENTATION, ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES

1. Justification de la formation en deux ans

La formation en un an ne donne satisfaction à personne ; ni aux encadreurs pédagogiques, ni aux formateurs des ENEP, ni aux parents d’élèves, ni même aux élèves eux même. Elle est une formation sommaire qui conduit au constat suivant :
-  Programme des cours jamais épuisé ;
-  Qualité de la prestation des maîtres dans les classes ;
-  Création des trois catégories d’instituteurs adjoints (reclassement en C1, C2, C3) ;
-  Les ENEP semblent être les seule établissements de formation professionnelle à assurer la formation initiale en un an.

2. Les avantages de la formation en deux ans

La formule en deux ans dans les ENEP, contribuerait à résoudre bon nombre de difficultés présentes à savoir :
-  Les difficultés d’ordre pédagogiques ;
-  Les difficultés d’ordre psychologiques ;
-  Les difficultés d’ordre social ;
-  Les difficultés d’ordre administratif.

3. Propositions de la commission

La commission propose de porter la formation en deux ans : une année scolaire de théorie et une de pratique ;

4. Programme des études

La formation qui se fera désormais en deux ans doit s’adresser à des jeunes burkinabé âgés d’au moins 18 ans, sociable, capables de vivre en milieu rural et de coopérer pour un travail d’équipe.

a. Stage théorique à l’ENEP

Il se déroule du 15 septembre au 15 juillet, soit 38 semaines à raison de 36 heures par semaine. Il doit lier la pratique à la théorie (alternance théorie /pratique avec visite de classe et classe d’essai dans les écoles annexes).

b. Le stage pratique en circonscription

La formation sur le terrain dure une année. L’élève maître est titulaire d’une classe. Il doit bénéficier d’un encadrement serré et adapté de la part de l’IEPD, du CPI, et du Directeur de l’Ecole.

LE DOCUMENT SYNTHÈSE DE L’ÉTUDE PEUT ÊTRE CONSULTE AU SIÈGE DU SYNDICAT NATIONAL DES ENSEIGNANTS AFRICAINS DU BURKINA (SNEA-B) sise au secteur 23 de Ouagadougou à coté de arb yaar


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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.


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