Instructions de rentrée 2013-2014

mardi 3 septembre 2013
par Olivier Kima, LOUARI Yendifimba Dieudonné
popularité : 63%

Camarades militantes et militants, sympathisants, travailleuses et travailleurs de l’éducation nationale,

L’année 2013 est marquée par une paix très chancelante, en témoignent, les manifestations pour et contre le sénat, le blanchiment technique de l’année universitaire 2011-2012, la crise dans les cités universitaires, les engagements non tenus dans la relecture de la grille indemnitaire et la tentative de remise en cause du statut particulier du personnel de l’éducation de base. Sur la question du sénat, comme nous le disions dans notre déclaration parue le mardi 13 août dans le journal le quotidien, le peuple a aujourd’hui comme hier plus que besoin de pain, de liberté et de paix.

Jusque-là, les travailleurs attendent des réponses concrètes à leurs revendications restées sans suite depuis des années. La vie chère exacerbée par la baisse du pouvoir d’achat des travailleurs, condamnent une grande partie des travailleurs à tirer le diable par la queue. Au moment où les autorités rechignent à procéder à une réelle augmentation des salaires et indemnités faute de soutenabilité des charges par l’Etat disent-elles, elles ne lésinent sur aucun moyen pour mettre en place une institution qui du reste fait comme doublon avec le conseil économique et social (CES).

Convaincus que l’approfondissement de notre démocratie et la quête permanente de la paix sociale ne découleront pas forcement du nombre de nos institutions, mais plutôt du renforcement de l’existant, de l’amélioration des conditions de vie et de travail du grand nombre et l’établissement d’une véritable justice sociale à travers une réelle séparation des pouvoirs, nous réitérons notre opposition à la mise en place de cette institution et réaffirmons notre non participation.

Camarades, l’opinion nationale a été témoin ces derniers temps de la décision non concertée de la fermeture des cités et des restaurants universitaires. Alors que le blanchiment technique de l’année académique n’a pas encore produit les effets escomptés, le gouvernement décide de mettre à la rue des milliers d’étudiants qui n’ont pour la plupart pas encore bouclé leur année. Le ridicule dans tout cela, le ministre de l’action sociale et de la solidarité national du même gouvernement TIAO se dresse en secouriste pour recueillir ces sans domicile fixe pour la même période. Difficile de comprendre. Est-ce le tourment d’un sénat décrié ou un plan machiavélique qui guide ces actions de nos dirigeants ? L’activité majeure de cette année 2013 est l’écriture du statut particulier du personnel de l’éducation nationale. Aboutissement de la mise en application du protocole d’accord signé le 09 juin 2011 entre d’une part, les syndicats du MENA que sont le SATEB, le SNEA-B, le SNEP, le SYNAPAGER et la FESEB et d’autre part le gouvernement, l’écriture de ce statut a été effective à travers les travaux d’une commission spéciale mise en place à cet effet. Nonobstant les balbutiements et les propos très osés du premier ministre à l’encontre du monde éducatif qui disait : « tout le monde veut un statut particulier, même les enseignants », nous réaffirmons notre détermination à œuvrer pour que soit adopté et appliqué ce statut qui prend en compte toute la spécificité de ce métier chargé de former l’homme. Nous tenons simplement à dire avec la plus grande conviction à qui veut l’entendre, à qui sait gouverner ou à qui a le souci de gouverner utile, que l’enseignant reste et demeure le maillon fort de la bonne gouvernance et du développement durable. Toute tentative de remise en cause de ce projet suscitera de notre part des actions fortes. Le bureau national vous invite à une plus grande mobilisation quant à sa réussite.

Camarades, si le point du protocole portant sur le statut particulier commence à être exécuté, d’autres comme la lecture de la grille indemnitaire, et celle de la grille salariale sont toujours en suspend. Alors que le gouvernement s’était engagé à résoudre la question indemnitaire pour fin juin et celle salariale pour fin décembre 2013, à la date d’aujourd’hui, aucune proposition concrète ne s’affiche au tableau compteur : quels sont les montants par indemnité et par catégories proposées aux agents de la fonction publique ? Dans quelle mesure cette relecture contribuera à relever le pouvoir d’achat des agents de la fonction publique ? Comment réduire les disparités et la diversité des indemnités vue que celles-ci sont fonction de la spécificité de l’emploi exercé ? Dans ce contexte de boum minier, qu’adviendrait-il si l’ensemble des burkinabé que nous sommes ne voit aucunement s’améliorer son pouvoir d’achat ? Les questions restent toutes entières.

L’examen des réponses à la plate forme revendication de 2012, prouve que le gouvernement de la quatrième république ne croit au dialogue que lorsque la situation l’arrange. Il nous appartient de créer le rapport de force qui sied, pour l’aboutissement de nos revendications issues du dernier conseil national. Camarades militantes, camarades militants, d’autres questions non moins importantes se posent, alors que se prépare la rentrée scolaire :

• La question des indemnités des maîtres conseillers ;

• La question de la réorganisation des animations pédagogiques (GAP) ;

• La question de la mise en application du check off…

L’ensemble de ces défis et de ces non satisfactions nous interpelle. Camarades, pour paraphraser l’adage qui dit « seul le travail paie », nous, nous disons seule la lutte paie. Le bureau national, sur instructions du conseil national syndical tenue les 26 et 27 août 2013 à Ouagadougou, vous appelle à resserrer les rangs pour les actions à venir. Nous vous invitons par ailleurs à participer très activement à l’ensemble des actions à mener dans le cadre de l’union d’action syndicale, de celles de la coalition des syndicats de l’éducation. Vous voudrez avant toute chose, veiller au renouvellement de vos structures à la base pour celles qui ne l’ont pas encore fait, ce conformément aux textes qui régissent notre structure.

Vive le SNEA-B, Unité Solidarité Justice, La lutte continue !

Le Secrétaire Général National

Séma BLEGNE


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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.