DECLARATION DU SNEA-B SUR LE SENAT

mardi 3 septembre 2013
par Olivier Kima
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Depuis 2008, le Burkina Faso traverse une zone de turbulence qui ne semble pas prête de s’arrêter. La déliquescence de l’autorité de l’Etat, l’absence d’une justice crédible, l’incivisme rampant traduit par la défiance vis-à-vis de l’autorité, le recours systématique à la justice populaire sont les signes ostensibles de cet état de fait. La crise est plus profonde qu’on ne la croit et la moindre étincelle peut entraîner une déflagration sociale insoupçonnée. Ainsi, la mise en place controversée du CCRP et l’exécution des points « dits de consensus » issus de ses assises sont en passe de polariser et de cristalliser le débat politique.

Le syndicat national des enseignants africains du Burkina Faso (SNEAB) réuni en conseil syndical général le samedi 27 juillet 2013, regroupant les coordonnateurs des 13 régions et le bureau national, après s’être penché sur la situation sociopolitique, s’est prononcé sur sa participation au sénat.

Il faut rappeler qu’à la mise en place du CCRP notre organisation avait manifesté son refus d’y participer et partant a encouragé fortement le rejet du sénat qui en était sorti lors du meeting du premier mai 2013. La position commune qu’avait prise en son temps l’unité d’action syndical (UAS) s’inscrivait donc en droite ligne de notre vision. Notre position s’appuie sur le fait que le peuple a aujourd’hui comme hier plus que besoin de pain, de liberté et de paix. Jusque-là les travailleurs burkinabé attendent des réponses concrètes à leurs revendications restées sans suite depuis des années. La vie chère, exacerbée par la baisse du pouvoir d’achat des travailleurs condamnent une grande partie des travailleurs à tirer le diable par la queue. Au moment où les autorités rechignent à procéder à une réelle augmentation des salaires et indemnités faute de soutenabilité des charges par l’Etat disent-elles, elles ne lésinent sur aucun moyen pour mettre en place une institution qui du reste fait comme doublon avec le conseil économique et social (CES) et est jugée onéreuse. N’y a-t-il pas un hiatus ? La défunte deuxième chambre n’a-t-elle pas été dissoute avec des motifs claire de pauvreté de l’Etat. Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur les arguments qui avaient été utilisés pour justifier sa suppression : « l’expérience des parlements bicaméraux révèle une lourdeur administrative source de lenteur, en sus des coûts de fonctionnement très élevés pour les fragiles économies de nos Etats. Dans notre pays, l’option prise de lutter contre la pauvreté commande que nous tenions compte de la question des coûts tout en ne perdant pas de vue la nécessité d’élargir la base du débat démocratique ». Déjà le SNEAB avait durement critiqué cette autre institution et a même contraint en 1998 son représentant à démissionner pour ne pas cautionner une démocratie de façade. Le SNEAB réaffirme que l’approfondissement de notre démocratie et la quête permanente de la paix sociale ne découleront pas forcement du nombre de nos institutions mais plutôt du renforcement de l’existant, de l’amélioration des conditions de vie et de travail du grand nombre et l’établissement d’une véritable justice social à travers une réelle séparation des pouvoirs.

En tant qu’organisation de masse à l’écoute du peuple laborieux et s’inquiétant de la grogne qui monte en son sein il interpelle les autorités et les tient pour responsable de toute détérioration du climat social.

Le Syndicat National des Enseignants Africains du Burkina Faso (SNEAB) tout en restant attaché à l’Etat de droit rejette la mise en place sénat et s’oppose à toute autre velléité tendant à sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels. Il demande donc aux autorités compétentes de trouver les voies et moyens idoines Pour éviter l’installation d’un vide constitutionnel.

Pour le bureau national le Secrétaire Général National

Séma BLEGNE


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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.