Déclaration du SNEA-B sur la reconstitution des carrieres

jeudi 24 décembre 2009
par jean kafando
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DECLARATION SUR LA RECONSTITION DES CARRIERES

Camarades militantes et militants, enseignantes et enseignants d’éducation de base, l’une des revendications post – congrès de notre organisation reste la reconstitution de carrière de plus de mille (1000) enseignants du MEBA issus des promotions de 1983, 1984, 1985 et 1986. Leurs dossiers sont en souffrance au ministère de la Fonction Publique et de la réforme de l’Etat depuis 2007.

Un rapide coup d’œil sur les années considérées rappelle au SNEAB une période où notre organisation a connu les pires cauchemars de son histoire avec le licenciement massif des ¾ des enseignants que comptait notre pays. Un tors qui est à l’origine même de la dévalorisation de la fonction enseignante, qui fort heureusement sera corrigé par les autorités dès l’avènement de la démocratie. Le SNEA-B n’a ménagé aucun effort pour la réhabilitation administrative et financière de ses camarades injustement sanctionnés. C’est un acte courageux que la grande famille enseignante a salué à sa juste valeur. Cependant, dans l’imbroglio politico administrative du moment, les enseignants recrutés à la hâte pour combler les postes laissés vacants vont connaître un désordre dans l’évolution de leur carrière. Cette situation perdure encore aujourd’hui et il est temps que la fonction publique considère sérieusement la question car ces enseignants ne comprennent pas que leur participation citoyenne sinon révolutionnaire soit payée en monnaie de singe.

Les différentes approches du Bureau National du SNEA-B.

Lorsque le bureau national du SNEAB a été saisi de la question, il a demandé et obtenu en 2006 une audience avec Monsieur Lassané SAWADOGO, alors Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat autour de la question. Il s’agissait pour le SNEA-B de faire la genèse du problème et de s’assurer de la légalité, et de la recevabilité des dossiers. Il est ressorti de cette rencontre que la fonction publique est bien au courant du problème. A la suite de cette rencontre, bien d’autres ont eu lieu avec le MEBA toujours pour mieux maîtriser la question.

Avec le changement de ministre, et vu que le dossier traînait, le bureau national a rencontré de nouveau le ministre Bouda autour du même point le 15-07-08 à 16 heures. Des échanges, il est ressorti que la Fonction publique prenait au sérieux la question. Du reste le dossier serait prêt pour être introduit en conseil de ministre et l’on devrait voir enfin le bout du tunnel. Au sujet du retard pris pour le traitement de ce dossier, le ministre nous a rassuré que c’est dans un souci de prendre en compte tous les cas une fois pour toute qu’une certaine prudence a été observée. En effet, au premier lot de 732 dossiers est venu par la suite s’ajouter un second lot de 486 dossiers. Les travaux de la commission qui a traité les dossiers ont démarré le 18/4/07 et se sont achevé le 10/12/07. A la date d’aujourd’hui, la situation globale des dossiers après traitement donne les cas de figure suivants : Cas de Figures Nombre de Dossiers 1. Situation des EIA ou EI des promotions 1983 à 1985, n’ayant pas bénéficié d’avancement avant leur reclassement au titre du CEAP ou du CAP ; 881 2. Situation des EIA issus des cours normaux, laquelle se subdivise en quatre (4) rubriques : 2-1 EIA de la promotion 1984, reversés au 01/01/1989 à l’indice égal à celui déjà atteint en 1986 ; 75 2-2 EIA de la promotion de 1985, ayant été intégrés en 1986 en raison de la période SNP ; 38 2-3 EIA de la promotion de 1986 reclassés au titre du CEAP P/C du 01/01/1988 au lieu du 01/01/1987, également en raison de la période SNP ; 51 2-4 Agents dont la période SNP n’a pas été prise en compte dans la carrière. 68 3. EIA ou EI dont l’avancement a été constaté en trois (3) ans avant le reclassement au titre du CEAP ou du CAP. 10 4. EIA ou EI qui s’estiment lésés par les textes. 10 5. Cas particuliers (divers) 85 TOTAUX 1218 Source MEBA

Une mauvaise volonté manifeste

Au regard de ce tableau, on peut affirmer que le travail technique est terminé et que le reste relève d’une simple volonté des plus hautes autorités des ministères impliqués (MFPRE –MFB-MEBA) C’est las d’attendre une résolution diligente du problème que les intéressés ont interpellé le conseiller technique de la Fonction Publique représentant son ministre à la conférence des encadreurs pédagogiques sur la question. Malheureusement ses réponses ont jeté le trouble dans les esprits. A l’entendre, il y a un travail technique que le MEBA n’aurait pas fourni à la Fonction Publique pour lui permettre d’apprécier le dossier. Or le point que nous venons de faire démontre le contraire. Que se passe t-il donc à la fonction publique ? Serait-il un déficit d’information ou une volonté manifeste de ne donner suite à un dossier encombrant ? Le SNEA-B dans tous les cas suit de près ce dossier et exige que justice soit rendu aux camarades victimes de cette faute administrative. Tout en félicitant donc Monsieur Soungalo OUATTARA pour sa nomination à la tête du département de la fonction publique, nous attirons en même temps son attention sur ce dossier qui n’a que trop duré dans les tiroirs.

P. le Bureau National Le Secrétaire Général National

Jean KAFANDO Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques


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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.