Naissance et évolution du SNEA-B

jeudi 13 janvier 2011
par Olivier Kima
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NAISSANCE ET EVOLUTION DU SNEA-B

Le SNEA-B a tenue son 35ème congrès ordinaire du 27 au 28 Août 2010 au lycée Philippe ZINDA KABORE à Ouagadougou. C’est le lieu ici de faire un rappel sur la naissance et l’évolution de notre structure.

Le SNEA-B vient de souffler ses 61 bougies (1949-2010). Il a été reconnu le 12 octobre 1949 par l’arrêté n°2962/APS du 12 octobre 1949 avec pour premier Secrétaire Général BENON Bertrand. Sa dénomination était le Syndicat du personnel Enseignant Africain (SPEA). Nul ne pourrait faire partie de ce syndicat s’il n’est pas Africain. Tous les européens (surtout Français, Belges ou Canadiens) qui enseignaient à l’école primaire y étaient exclus. Le premier congrès du SPEA a eu lieu le 7 Août 1953 (4 ans après : 1949-1953) avec 66 enseignants au domicile du Secrétaire Général BENON Bertrand à Bobo Dioulasso. Tibo Bernard OUEDRAOGO remplace et devient le nouveau Secrétaire Général.

Avec les indépendances des pays africains, beaucoup de Syndicats Nationaux ont été créés ou renforcés. Ainsi, notre organisation syndicale a été renforcée en changeant partiellement de nom et devient "Syndicat National des Enseignants Africains de Haute Volta" (SNEA-HV) au 9ème congrès à Bobo Dioulasso qui a élu Ali LANKOANDE Secrétaire Général. Elle regroupait les enseignants de tous les ordres de l’enseignement (et du moniteur, FJA aux professeurs d’Université). C’est-à-dire de l’I.A au professeur d’université et les moniteurs FJA.

Des difficultés internes sont intervenues au SNEAHV à partir des années 67. C’est ainsi que :

-  le comité d’action syndicale (CAS) a été créé pour soutenir un parti politique au pouvoir ;

-  le syndicat unique voltaïque des enseignants du secondaire et du supérieur (SVESS) a vu le jour en 1972 pour la défense des intérêts matériels et moraux des professeurs (aujourd’hui SNESS)

-  l’organisation libre des Enseignants Africains de Haute Volta (OLEAHV) a aussi vu le jour en 1973 pour faire place au CAS.

Le Syndicat a mené une grève le 21 mars 1984 suite à l’arrestation arbitraire de 4 membres du bureau national par le régime du CNR (Conseil National de la Révolution) avec le défunt Thomas SANKARA. Il s’agit de Bila Pagninda Jean, KINDO Ousmane Ismaël, Sib Bahéba Joachin déportés au camp militaire (BLA) de Koudougou et de KONE Batiémoko interné à la gendarmerie nationale à Ouagadougou.

Les conséquences de cette grève furent le licenciement massif des enseignants le 22 mars 1984.

Quelques temps avant la grève historique des enseignants, un syndicat pro CNR, le Syndicat National des Enseignants Africains de Haute Volta (SYNDEHV) a été créé en fin d’année 1983. Il faut dire que toutes les tentatives de scission ont échoué sauf le SUVESS.

Pendant le licenciement, le pouvoir en place (CNR) favorisera les 28-29-30 et 31 Août 1984 la création du Syndicat National des Enseignants Africains du Burkina (SNEA-B) avec à sa tête SANFO Flatié Victor. Les membres du Bureau National du SNEA-HV (BN/SNEA-HV) non arrêtés furent par la suite interdits le 10 Novembre 1984 de mener des activités syndicales. Les enseignants licenciés ont créé spontanément le comité de réflexion des Enseignants licenciés (CREL) à la bourse du travail de Ouagadougou.

Le CREL a suppléé au BN/SNEA HV jusqu’à la reprise générale par le communiqué n°5 du régime issu du coup d’état (Front Populaire –FP) du 15 Octobre 1987.

En 1985, le SNEA HV devient SNEA (Syndicat National des Enseignant Africains) suite au changement de nom de notre pays (Haute Volta devenue Burkina Faso). Il faut noter qu’il n’était pas reconnu par le pouvoir révolutionnaire.

Le SNEB agonisant a rejoint de près le SNEA pour créer par un congrès unitaire (SNEA + SNEB) du 9 au 12 Août 1990, le SNEA-B (Syndicat National des Enseignants Africains du Burkina) avec pour Secrétaire Général élu Jean Bila. Séma BLEGNE l’actuel est le 4ème Secrétaire Général après le congrès unitaire.

Du SPEA au SPEA HV puis du SNEA HV au SNEA-B, un seul syndicat l’ayant quitté, le SUVESS aujourd’hui SNESS a survécu aux intempéries de l’histoire syndicale.

Le SNESS a connu une scission pour donner naissance en 1983 au Syndicat National des Travailleurs de l’Education et de la Recherche (SYNTER). Les autres qui n’ont pas pu résister aux intempéries de l’histoire syndicale du SNEA-HV ont disparus. Il s’agit du CAS, l’OLEAHV, le SYNDEHV ; En Août 1995, un groupe de militant SNEA-B avec à sa tête ZABSONRE Eric créera le Syndicat National des travailleurs de l’Education de Base (SYNATEB). Ce dernier expulsé de sa propre organisation créera encore un autre syndicat ; le syndicat autonome des Travailleurs de l’Education de Base (SATEB).

Au vu de l’ancienneté du SNEA-B et de toute les difficultés qu’il a traversé, la leçon qu’on peut tirer est qu’il est bâti sur du roc et l’on ne peut rien contre lui. Ce qui explique qu’il est imbattable. Soyons sûr et persuadé qu’avec le nouveau Secrétaire Général issu du dernier congrès, le SNEA-B, continuera à engranger des victoires et fera de (sa préoccupation majeure) la lutte pour les intérêts matériels et moraux des enseignants. Il aura toujours sa place dans cette multitude de syndicats de l’éducation.

aliouaro@yahoo.fr


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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

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